Quand les banquiers gouvernent: une fiction devenue réalité !

Publié le par Phil

Et oui, il faut bien se rendre à l' évidence: Le système n'est pas prêt de se stopper car après les commandes des finances, on prend directement le pouvoir pour orienter les pays dans la direction que l'on souhaite !

 

 

Mario Monti, le nouveau Premier Ministre italien est ancien conseiller de Goldman Sachs. Draghi, Président de la Banque Centrale Européenne est l’ancien directeur en exercice de Goldman Sachs International. La mode est lancée.


Voici en Espagne Monsieur de Guindos, gros bonnet de Lehman Brother. Ces messieurs n’ont pas seulement en commun d’être des hommes de la finance la plus concentrée, la plus manipulatrice, la plus cupide et prédatrice. Ce n’est pas rien déjà qu’une telle conjonction de tels hommes à de tels postes. Et ceci au moment où se joue dans l’Union Européenne, avec le nouveau traité, le coup d’État qui place les impératifs de la finance au sommet de la hiérarchie des normes politiques. Ceci explique cela, je le sais bien. C’est une prise de pouvoir. Mais ce qui me frappe c’est que ces hommes soient ceux-là mêmes qui ont ruiné tout ce qu’ils ont touché. Draghi est le nul qui a plongé la Grèce dans le chaos budgétaire. Aujourd’hui à la tête de la banque centrale européenne, le personnage donne le sentiment de ne pas croire lui-même à la pérennité de la monnaie qu’il est censé défendre !

Monti, est un premier ministre italien sorti du chapeau. Qui a pensé à aller le chercher? Comment est-il sorti du chapeau ? En trois jours l’homme est devenu sénateur à vie puis deux jours plus tard premier ministre de son pays !

En fait il s’agit d’un crétin buté, idéologue ultra libéral qui bloquait toute intervention de la banque centrale européenne lorsqu’il y siégeait. C’est aussi un anti Français grotesque.

De Guindos le nouvel homme des finances espagnol, est un ancien de Lehman Brother ! Quelle référence ! Leur présence simultanée aux postes clefs des dispositifs sent la grosse combine. Elle éclaire aussi leur passé. Ces gens agissaient en toute connaissance de cause. Ils n’ont aucun sens même lointain de l’intérêt général. Ils ont travaillé de façon étroitement intéressée pour le compte du système financier qui les employait. Et c’est ce qu’ils continuent à faire. Je ne pense pas surprendre en le disant. Mais la conséquence que cela suggère est que cela sera un facteur d’accélération du chaos. Car le système que ces hommes incarnent et défendent a été rendu hautement instable du fait même de leur conceptions et méthodes. L’actualité récente en a encore attesté.

source originale: mediapart blog de fatarella

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Publié dans économie

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